Des études le confirment: l’initiative sur l’eau est contre-productive

La station de recherche Agroscope a analysé les effets de l’adoption de l’initiative sur l’eau dans différents scénarios et, dans une étude de suivi, les impacts environnementaux qui en résultent. La conclusion en bref: vu que la production indigène diminuerait et que les importations augmenteraient en conséquence, l’initiative sur l’eau présente un impact négatif sur l’environnement pour douze indicateurs sur quinze au total.

Répercussions sur les exploitations agricoles de l’initiative sur l’eau

Une analyse économique de la Haute école spécialisée des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (HAFL) portant sur onze exploitations agricoles «typiques» confirme que l’initiative pour l’eau potable ne produira pas le résultat escompté, mais plutôt l’effet contraire. En effet, l’initiative mènerait au contraire à une intensification de l’agriculture.

Production fruitière : Flavien Cordey, Vétroz VS


L’initiative sur l’eau rendrait la production de fruits et de petits fruits impossible, car celle-ci interdit également les produits phytosanitaires de provenance naturelle. L’exploitation se verrait donc contrainte de se passer des paiements directs et de sortir des prestations écologiques requises. 

Production viticole : Boris Keller, Vaumarcus


La culture de la vigne suisse est en pleine transformation. La production biologique devient de plus en plus importante. Même en bio, on a besoin de produits phytosanitaires en cas de nécessité. Complètement sans, il est quasiment impossible de produire du raisin. Le climat en Suisse est de loin d’être idéal pour ce type de culture.

Grandes cultures : Pierre Alain Epars, Penthalaz VD


Le risque engendré par la culture de betteraves sucrières sans produits phytosanitaires est tel, que l’exploitation se verrait contrainte d’en stopper la production et de passer, en lieu et place, à la production de maïs.  

Poulets de chair : Fabien Thürler, Porsel FR


L’altitude à laquelle est située l’exploitation ne se prête pas aux grandes cultures. Pour la famille Thürler, il est donc impossible de produire la totalité du fourrage pour nourrir ses poulets. Elle se verrait donc obligée de stopper la production de volaille suisse, qui serait compensée par des importations.